DPE à Fernand Brunel à Lunel : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Fernand Brunel, à Lunel, les 476 DPE analysés décrivent un parc majoritairement composé d’appartements, où l’étiquette C domine. La faible proportion de logements F et G distingue le quartier de la ville, sans préjuger du classement de chaque bien.

DPE à Fernand Brunel à Lunel : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier — Lunel

Le dossier énergétique de Fernand Brunel repose sur 476 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 4 845 DPE de l’échantillon analysé à Lunel. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles donnent des repères utiles pour situer un appartement ou une maison avant une vente ou une mise en location. Leur portée doit toutefois rester précise : il s’agit d’un ensemble de diagnostics, et non d’un inventaire présenté comme exhaustif de tous les logements du quartier. Les médianes et les répartitions éclairent donc le contexte local, mais ne remplacent pas les caractéristiques propres au bien concerné. Cette distinction est importante pour interpréter aussi bien les étiquettes que les estimations de coût énergétique.

Un bâti surtout collectif, avec une période dominante entre 2006 et 2012

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Fernand Brunel)Part du quartier
A214,4 %
B10922,9 %
C23549,4 %
D8517,9 %
E245,0 %
F10,2 %
G10,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Fernand Brunel (Lunel).

La période de construction la plus représentée à Fernand Brunel est 2006-2012 : elle correspond à 29,2 % des diagnostics du quartier. C’est la tranche dominante, mais elle ne constitue pas à elle seule la majorité du parc observé. Les logements construits avant 1975 représentent également 29,2 % de l’échantillon local. Le quartier associe donc plusieurs générations de bâti, plutôt qu’un ensemble entièrement récent. La part des constructions antérieures à 1948 est limitée à 1,5 %, contre 25,5 % à l’échelle de Lunel. Le bâti très ancien est ainsi nettement moins présent dans les diagnostics de Fernand Brunel que dans ceux de la ville. Cette différence de composition apporte un contexte utile à la lecture des performances, sans permettre d’attribuer automatiquement une étiquette à une période de construction.

  • Les maisons individuelles représentent 34,0 % des logements diagnostiqués. Le reste correspond à des appartements : le profil observé est donc majoritairement collectif, tout en conservant une présence de maisons.
  • La surface médiane est de 72 m² dans le quartier, contre 69 m² pour Lunel. Ce repère décrit le centre de la distribution des surfaces, pas la surface de chaque logement.
  • Les données fournies ne croisent pas les étiquettes avec le type de logement ou son année de construction. Elles ne permettent donc pas d’affirmer que les maisons sont mieux ou moins bien classées que les appartements.

L’étiquette C domine, avec seulement 2 logements classés F ou G

Avec 235 diagnostics, l’étiquette C est la plus fréquente à Fernand Brunel. Elle précède l’étiquette B, qui rassemble 109 diagnostics, puis l’étiquette D, avec 85 diagnostics. Les autres classes sont moins représentées : 21 logements sont classés A, 24 sont classés E, tandis que les classes F et G comptent chacune 1 logement. Cette distribution montre que les résultats se concentrent principalement autour des classes B et C, mais elle ne décrit pas un quartier énergétiquement uniforme. La présence de logements D et E rappelle que les performances restent variables au sein du parc étudié. Pour un propriétaire comme pour un candidat à l’achat ou à la location, la fréquence d’une classe constitue un point de comparaison, jamais une garantie sur le résultat du logement visité.

Face à Lunel : moins de passoires et une consommation médiane inférieure

Les logements classés F ou G représentent 0,4 % des diagnostics de Fernand Brunel, contre 1,6 % dans l’ensemble de Lunel. Sur cet indicateur, le quartier présente une proportion de passoires énergétiques inférieure à celle de la ville. La consommation médiane va dans le même sens : elle atteint 123 kWh/m²/an dans le quartier, contre 136 kWh/m²/an à l’échelle communale. Ces deux constats doivent néanmoins être distingués d’une comparaison complète des étiquettes. La répartition détaillée des classes A à G pour toute la ville n’est pas fournie : il n’est donc pas possible de comparer chaque classe séparément. Par ailleurs, les valeurs communales disponibles sont des médianes pour la consommation, le coût et la surface, et non des moyennes arithmétiques.

  • Le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 008 € à Fernand Brunel, contre 992 € pour Lunel. Il n’est donc pas inférieur à celui de la ville, malgré une consommation médiane par mètre carré plus basse.
  • La surface médiane du quartier, de 72 m² contre 69 m² dans la ville, doit être gardée à l’esprit. Toutefois, ces médianes séparées ne suffisent pas à expliquer l’écart de coût ni à établir un lien causal.
  • La part de bâti antérieur à 1948, de 1,5 % contre 25,5 %, confirme une différence de composition du parc diagnostiqué. Elle ne démontre pas, à elle seule, l’origine des écarts de performance énergétique.

Vendre à Fernand Brunel : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente, ces résultats servent d’abord à présenter un contexte documenté. Un propriétaire peut situer l’étiquette de son logement dans une distribution où la classe C compte 235 diagnostics et où les classes F et G restent peu représentées. En revanche, la faible part locale de passoires ne permet pas de présumer du classement de son propre bien. La présentation doit donc distinguer les données du quartier du DPE individuel, notamment pour la consommation et le coût annuel estimé. Les chiffres fournis ne mesurent ni la valeur immobilière, ni l’effet d’une étiquette sur les conditions d’une transaction. Ils ne permettent pas davantage de prévoir le comportement des acheteurs. Leur intérêt est de rendre la comparaison énergétique plus lisible, sans transformer une statistique collective en argument non démontré.

Louer dans le quartier : examiner le DPE individuel et ses estimations

Pour une location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 008 € constitue un repère local, mais pas le budget garanti du futur occupant. Il ne doit pas être présenté comme la dépense attendue de tous les appartements et de toutes les maisons de Fernand Brunel. La lecture du DPE du logement reste nécessaire pour connaître son étiquette, sa consommation et son estimation propre. De même, les 2 logements F ou G recensés montrent qu’un classement peu fréquent à l’échelle du quartier peut néanmoins concerner un bien précis. Les seuls faits disponibles ici ne détaillent pas les règles juridiques applicables à la location. Ils ne permettent donc pas de conclure à l’éligibilité locative d’un logement : cette question doit être examinée séparément du portrait statistique local.

Questions fréquentes

Le quartier Fernand Brunel est-il plus performant que Lunel sur le plan énergétique ?

Les indicateurs disponibles sont favorables au quartier sur deux points : les passoires F et G représentent 0,4 % des diagnostics contre 1,6 % dans la ville, et la consommation médiane est de 123 kWh/m²/an contre 136 kWh/m²/an. Cela ne constitue pas un classement global de tous les logements. Le coût annuel médian estimé est, lui, de 1 008 € contre 992 € à Lunel.

Quel type de bâti trouve-t-on dans les DPE de Fernand Brunel ?

Les appartements sont majoritaires, les maisons individuelles représentant 34,0 % des logements diagnostiqués. La période 2006-2012 est la plus représentée, avec 29,2 % des diagnostics, sans être majoritaire. Les constructions antérieures à 1975 représentent également 29,2 %, tandis que celles d’avant 1948 ne comptent que pour 1,5 %. Ce profil décrit un parc de plusieurs générations, avec peu de bâti très ancien dans l’échantillon.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Le montant de 1 008 € peut être cité comme coût énergétique annuel médian estimé du quartier, en précisant son périmètre. Il ne faut pas le substituer à l’estimation du logement proposé. Les 476 diagnostics regroupent des biens différents : leur médiane n’annonce ni une facture individuelle ni une dépense garantie. Pour informer sur le bien, il faut distinguer clairement ses propres résultats des statistiques locales.

Sources officielles

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